O310 Une proposition mécanique en réponse à la crise

mardi 18 mai 2010.
 

Ca fait bien longtemps que le mécanisme des subprimes, servant à diluer les risques dans des prises de risques encore plus spéculatives, existe.

Avec la plainte lancée contre Goldman Sachs suspecté d’avoir des informations sur les risques réels pour chaque transaction, ce qui pourtant habituel, c’est le principe de la spéculation qui est attaqué. A la rigueur, pourquoi pas puisque la spéculation, qui consiste à faire de l’argent une valeur ajoutée, est un manifeste détournement de sa raison d’être.

Cette plainte est intéressante en ce sens qu’elle permet de constater que si d’habitude il n’y a que de petits blocs d’investissements/investisseurs qui perdent de l’argent, la monnaie créée par la spéculation compense très rapidement ces petites pertes de quelques milliards.

Quand il s’est agi des pertes innombrables et en série des banques, au lieu que ce soit la spéculation qui redonne de l’argent au système, ce sont les banques qui se sont prêté des sommes d’argent colossales pour réalimenter la spéculation créatrice d’argent, avec le concours des copains chefs d’Etats qui ont écouté et cru les conseils des banquiers, en servant juste de relais. Cela permet de faire le constat de l’indépendance de la spéculation d’avec le marché, ce libre échange qu’elles sont sensées servir et dont elles se servent pour s’enrichir.

Malgré tout, la création de monnaie réalisée par les marchés financiers « sauvés » n’est pas suffisante pour empêcher l’effondrement qui est du à l’absence de circulation de l’argent entre les mains du peuple. Sans acheteurs les entreprises vont être de plus en plus nombreuses à licencier et faire faillite à côté d’une spéculation aveugle ! C’est mécanique !

Si nous conservons nos assiettes fiscales et sociales qui prennent l’argent sur le travail qui diminue, ceci combiné avec l’absence d’argent grandissante chez les gens du peuple, l’implosion est inévitable..., mécaniquement inévitable car l’argent est l’énergie de l’économie. Si la pompe qui le fait circuler marche mal, telle nos actuelles assiettes fiscales/sociales, les dotations citoyennes, tant en Service Public qu’en Service social vont mécaniquement avoir besoin ET EN PERMANENCE du camion citerne bancaire. L’inconvénient que présente la non-suppression d’argent créé au terme des échanges issus de la production est la certitude d’une inflation régionale puis mondiale enlevant son caractère de liant à l’argent. Ce serait pire que stupide.

Il devient urgent de prendre en compte la réalité. Une économiste de pseudo « Miaou » dans « les Echos », a bien vu en réclamant que soit mieux observé "le terrain de jeu". Le monopoly en « live » du libre échange qui a piqué la règle du jeu économique aux peuples pour la confier aux politiciens mercenaires de l’argent-roi, où les citoyens sont des pions et où le banquier est le seul qui ne joue pas, se contentant de partager les gains avec le « winner » qui aura été le plus habile « killer » qui aura fait sa fortune sur la pauvreté des peuples.

L’économiste Y Mahe a bien raison de rappeler l’analyse de Joseph Schumpeter : à tout moment, quelqu’un, quelque part, trouve une nouvelle façon d’obtenir un produit, (ou un service), pour lequel existe une demande solvable, une nouvelle façon qui soit plus astucieuse que les façons précédentes, à ceci près que nous sommes passés de l’ère du manque à celui de la pléthore faite par les machines, et que les ouvriers sans emploi et avec de mauvais secours de l’Etat ne peuplent même plus acheter les produits qu’hier ils fabriquaient.

Pour faire court, le problème est bien la solvabilité de la DEMANDE

Par ailleurs, pour parler en « économiste », si l’adaptation de l’Offre à la Demande est un facteur nécessaire, cela ne résout pas le barrage aux échanges que constitue l’absence d’argent dans les poches de la Demande qui désire pourtant acquérir l’Offre pléthorique !

Si comme le dit l’économiste Y Mahe, beaucoup ignorent que l’investissement est la variable d’ajustement des entreprises, nous pouvons dire que beaucoup ne prennent pas en compte le fait qu’investir alors que les demandeurs sont désargentés est une absurdité. Autrement dit, pour que les entreprises fonctionnent, il ne suffit pas que les acheteurs veuillent leurs produits, il faut que ces acheteurs aient les moyen financiers de payer, aient de l’argent !

le facteur « toute la population » issu de l’obligation « politique », l’art de s’occuper de tout le monde, pour organiser l’économie, l’art d’organiser les règles du partage pour que tous les citoyens puissent accéder à l’Offre et que les entreprises aient ainsi des clients, voilà ce qui est oublié..., tout simplement

Lorsqu’une étude prospective indique à une entreprise qu’elle ne peut plus récupérer de parts de marché, et actuellement c’est le cas à cause du manque d’argent des citoyens, le meilleur choix qu’a le patron pour éviter de tout perdre, c’est de fermer boutique. La sagesse ne lui fera réintégrer le libre échange que s’il a un nouveau produit : ex un ordinateur portable plus puissant que le dernier ordinateur connu et au 1/10ème du prix habituel.

Si dans ce dernier exemple, l’entrepreneur génial fait disparaître ses concurrents moins habiles, on reste dans la loi du marché qui ne présente pas d’inconvénient si tous les demandeurs sont « contents et satisfaits ».

S’agit-il alors de moraliser le capitalisme ou les élus ? Le faire consisterait à attendre des miracles ! Car même avec des élus « moraux », s’ils sont des ânes comme le montrent ceux au pouvoir, la seule solution est de mettre en place, nous-mêmes citoyens s’ils ne veulent pas le faire, une fiscalité qui ne soit plus obsolète.

Car il ne s’agit pas de morale, il s’agit de « mécanique »

La façon permettant de doter les citoyens consiste à faire tourner l’argent plus vite dans le cadre de leur consommation courante, avec des capacités d’achats constituées par des dotations mensuelles s’épuisant selon le phénomène connu de la cascade et redevenant possibles, toujours a minima, chaque mois. La démonstration en est faite. Qu’attend-on ?

Le maelström, la spirale dépressive sur les bords du gouffre de laquelle nous sommes et qui nous entraîne magistralement vers l’implosion, nous pouvons encore nous en dégager si nous allumons les boosters de l’argent circulant dans le grand public. Avec la géniale conception économique d’Inoppression Active, c’est un jeu d’enfant.

Martinc


Analyse proposition